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Scapin 68

mardi 20 novembre, 13h
mercredi 21 novembre, 10h (option)

Durée : en création
P.A.F. : 10€
Espace Théâtre
Dossier d’accompagnement
Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation (à confirmer)

Priorité aux classes de 3e et 4e secondaire

de Molière

par le Théâtre Royal du Parc

en coproduction avec l’Atelier Théâtre Jean Vilar,
le Théâtre de Liège 
et DC&J Création

mise en scène : Thierry Debroux

avec Othmane Moumen,
 Benoît Van Dorslaer,
Thierry Janssen, Simon Wauters,
Julien Besure, Mickey Boccar,
Brigitta Skarpalezos et Laure Godisiabois

Nous ne changerons pas une virgule de Molière mais, par contre, les costumes, les décors et la musique puiseront allègrement dans les années 60.
Thierry Debroux, metteur en scène

Scapin à la mode hippie

Voici une comédie parfaite pour célébrer le 50e anniversaire de mai 68 ! Sans toucher au texte de Molière, Thierry Debroux plonge ses personnages dans l’atmosphère des années 1960 : costumes, scénographie, musique... Il faut dire que la pièce s’y prête à merveille : la révolte de Léandre et Octave contre leurs parents, leur quête d’indépendance et de liberté font immanquablement écho à la période mouvementée de la fin des sixties, qui a vu s’affronter deux générations. Sous les pavés, la farce !

Note d’intention

Scapin fait partie de ces pièces jubilatoires que l’on monte lorsqu’on a trouvé l’acteur idéal pour incarner le rôle. Avec Othmane Moumen, je ne pouvais rêver mieux. Depuis mon arrivée au Théâtre Royal du Parc, Othmane est présent chaque saison et une véritable histoire d’amour est née entre lui et le public . Acteur inventif, acrobate émérite, capable d’émouvoir et de faire rire  en même temps, Othmane est l’acteur idéal pour se glisser dans l’univers de Molière, très inspiré par la commedia dell’arte.

Lorsque la Ville de Bruxelles proposa aux différents lieux culturels de la capitale de se pencher sur les cinquante ans de mai 68, j’avais déjà Scapin en tête. C’était évident que la pièce de Molière faisait un écho parfait aux événements du printemps 68. Nous ne changerons pas une virgule de Molière mais, par contre, les costumes, les décors et la musique puiseront allègrement dans les années 60.

Profitant de l’absence des pères, les fils se sont lâchés. Ils font la fête et tombent amoureux. Hélas, dès la première scène, nos jeunes premiers apprennent le retour de leurs géniteurs. Ils auront besoin de Scapin et de ses stratagèmes pour affronter le courroux paternel. Scapin sera le pavé qu’ils lancent, un peu lâchement, à la figure de leurs ”vieux” qui, bien entendu, veulent les marier contre leur gré.
Thierry Debroux, metteur en scène.

Presse

Sous les pavés, un Molière ensoleillé
Dans le rôle de Scapin, Othmane Moumen est à la comédie ce que Jimmy Hendricks est à la guitare électrique.

Coupe afro, lunettes à la John Lennon et pantalon plus moulé qu'un Johnny Halliday à la grande époque, Othmane Moumen compose un Scapin incendiaire, plus explosif qu'un concert de Woodstock à lui tout seul. Avec ses déhanchés lascifs, ses acrobaties sur le décor, son assurance charismatique, il emporte la salle dans un souffle comique implacable. Assurément, le Théâtre du Parc tient là le talent le plus comique de Belgique. Dans le rôle du deuxième valet, Simon Wauters est lui aussi irrésistible, donnant pareillement de sa personne dans des pirouettes sportives et hilarantes. Le reste de la distribution s'avère tout aussi déjanté, notamment Thierry Janssen et Benoît Van Dorslaer en pères colériques et naïfs.

En une heure et demie, le rythme ne retombe pas une seconde, soutenu par moult inventions fantaisistes. (…)
Toute la pièce a l'air d'avoir été créée sous LSD mais le public, lui, n'a clairement besoin d'aucun psychotrope pour planer devant ce Scapin 68.

Catherine Makereel, Le Soir.