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La Femme Moustique

mardi 12 mars, 13h30
jeudi 14 mars, 10h et 13h30 (option)

Durée : 1h
P.A.F. : 5€
Espace Petit Théâtre
(100 places)

Dossier d’accompagnement
Rencontre à l'issue de la représentation avec l’équipe artistique

pour tous

de et avec Mélancolie Motte
analyse symbolique : Nathaël Moreau

création lumières : Jocelyn Asciak
création sonore : Julien Vernay
direction artistique : Alberto Garcia Sànchez

Les Thèmes
Conte populaire, pouvoir, liberté, dictature, résistance, confiance en soi, relation filiale, autonomie

Le spectacle

De la Kabylie à la Syrie, en passant par la Palestine, un puissant récit circule de pays en pays. Celui d’un roi trop épris d’amour, d’un peuple terrorisé, d’une femme dévorante et d’un enfant sorti du ventre de la terre.

- Oh roi, c’est moi : le moustique. Pas n’importe lequel, puisque je parle. J’ai un marché à te proposer : je sors de ton nez, si tu divorces de tes sept femmes, et si tu te maries avec moi.

- Me marier avec un moustique? Jamais !

Le roi finit par accepter, et à peine a-t-il dit oui que l’insecte se transforme... en une femme magnifique! La reine moustique installe alors sans difficulté son pouvoir sur le monarque, le pays et sur les anciennes épouses : elle leur arrache les yeux, les enferme dans un puits et ne les nourrit que d’un quignon de pain par jour...

Une histoire monstrueusement forte, pour oser s’exprimer dans un monde sous petites ou grandes dictatures, et prendre le risque de grandir...

Presse

Mélancolie Motte a tissé un récit magnifiquement construit qui oscille entre quotidien et surnaturel monstrueux. Les thèmes sont riches, celui de la dictature, de la relation mère/fils, du pouvoir des hommes, des relations entre femmes, de la métamorphose ... Seule en scène, soutenue par une création sonore et musicale, qui n’intervient que pour enrichir la dramaturgie, éveiller nos sens, elle nous tient totalement en haleine par sa présence fine et malicieuse, l’élasticité de son corps capable de se métamorphoser sans cesse, la beauté de son chant. Jamais elle n’illustre, ni ne caricature, elle vit pleinement cette histoire de dévoration, en endossant tous les personnages, de l’enfant à la femme moustique en passant par les sept femmes ou l’énorme ogresse, semblant sortie tout droit du Voyage de Chihiro de Miyazaki. Avec de nombreux niveaux de lecture, sans aucune morale attendue, dans la description de la subtilité et des contradictions de l’âme humaine, elle nous a fait rire et trembler.
Bubblemag.