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Dés-illusions

mardi 6 mars, 10h et 13h30
mercredi 7 mars, 10h
jeudi 8 mars, 10h et 13h30 (option)

Durée : 1h25 (spectacle + discussion)
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre
Dossier d’accompagnement

Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation

Prix de la Ministre de la jeunesse et Coup de foudre de la presse aux Rencontres Théâtre jeune public de Huy 2016

3e secondaire et +

création collective de la Cie 3637
mise en scène : Bernard Isaia
musique : Philippe Lecrenier
lumières : Christina Halkin
scénographie : Aurélie Deloche
costumes : Isabelle De Cannière vidéo : Sébastien Corre
régie : Amélie Dubois/ Christian Halkin
assistante à la mise en scène : Lisa Cogniaux
avec Sophie Linsmaux, Bénédicte Mottart et Coralie Vanderlinden

Le Pitch
Thème de la soirée : "Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?". Mais ce que cette réponse implique paralyse Emma. Sur scène, la Cie 3637 mêle théâtre, danse et musique dans un dialogue engagé et poétique.

Théâtre & Danse

Ce soir, Emma fête ses 17 ans. Thème de la soirée : Qu’est-ce que tu veux devenir plus tard ?

Les invités se prennent au jeu et arrivent tous déguisés. Mais ce que cette réponse implique, au-delà de la fête, paralyse Emma. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire plus tard ? Comment me projeter alors qu’on nous répète qu’il n’y a presque plus de travail ? Face à la route toute tracée qu’on lui indique, Emma vacille...

Sur scène, la Compagnie 3637 mêle théâtre, danse et musique dans un dialogue engagé et poétique. Les formes artistiques se répondent pour créer un fil narratif et émotionnel qui aspire à attiser l’imaginaire et déployer l’inspiration, bien davantage que de donner des réponses.

La presse

Dense, poétique, impétueux, le texte donne un rythme musical à cette pièce en forme de lave éruptive, charriant les doutes, les révoltes, les peurs et les colères d’une adolescence sous pression.

Je me sens comme de la purée dans une casserole trop petite, lâche la jeune fille déboussolée. Elle veut faire un métier utile, avoir une maison 4 façades, un job de 11 à 16 h, un truc pas chiant mais bien payé, un bureau tout en haut d’une tour de verre comme dans les films américains. Facile. Aujourd’hui, il paraît qu’il ne faut même plus faire d’études pour être entrepreneur. Il faut juste avoir la bonne idée, faire dans l’innovation.

Evidemment, le hiatus entre le rêve et le pessimisme ambiant pousse les corps de nos trois danseuses dans des heurts bouleversants. Projections vidéo de chemins à l’infini, flot de discours gorgés d’humour, manipulation d’objets pour évoquer le désir de hauteur, finale en apesanteur : la pièce avance dans une abondance d’images, d’impressions, d’émotions, comme un calque du sentiment de trop-plein d’une jeune fille sur le point de craquer.

Heureusement, le temps lui donnera des ailes pour affirmer sa place dans le monde. Juste et poignant.
Catherine Makereel, Le Soir.