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La Princesse au petit pois

jeudi 12 octobre, 10h et 13h30

Durée : 1h
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre
Dossier d’accompagnement

Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation

Coup de cœur de la presse aux Rencontres Théâtre jeune public de Huy 2016

Priorité aux 1e secondaire

d’après Hans Andersen
par la Compagnie Dérivation adaptation : Edouard Signolet
mise en scène : Sofia Betz
scénographie : Sarah de Battice
création sonore : Boris Vandenbosch
création lumières : Raphaël Michiels
avec Yannick Duret, Jérémie Petrus, Eline Schumacher en altern. avec Laurie Degant, Emile Falk Blin en altern. avec Adrien Letartre

Les Thèmes
Conte, humour, voyage initiatique, clichés, regard critique sur la société, peur de l’autre, parodie, pastiche, codes du théâtre.

 L'histoire

Il était une fois un «prince heureux à l’envers» qui, pour être «le plus à l’endroit possible», voulait épouser une vraie princesse. Mais où trouver une princesse, et comment être tout à fait sûr qu’elle est vraie?

La version impertinente et virevoltante choisie par la Compagnie Dérivation s’amuse allègrement du conte initial où la morale finale est assurée par un minuscule légume.

Jouant de la mécanique du vrai et du faux, elle pousse à l’absurde cette histoire de famille, d’amour et de châteaux.

En filigrane

L’auteur Edouard Signolet croque un tableau plein d’humour noir, pour dépeindre l’angoisse de parents confrontés à leur enfant qui grandit. Il dénonce le manque de communication et les tabous comme le sexe, la peur des autres, l’individualisme, l’homophobie, la cupidité et nombre d’autres dérives qui se sont immiscées dans nos sociétés. Il choisit également de donner la part belle aux femmes, plus fortes, folles et actives les unes que les autres, afin de briser le terrible cliché de la jolie et gentille Princesse.

La presse

Ils ont beau commencer en sifflotant innocemment «un jour, mon prince viendra», leur histoire tourne vite le dos à Walt Disney pour partir sur des routes plus rock’n’roll. Le prince a les mêmes chemises chatoyantes que le Prince de Minneapolis. Le roi et la reine tendent plus vers le punk tandis que la princesse, dans sa robe pailletée, se la joue presque pop star.Avec La princesse au petit pois, la compagnie Dérivation réussit à faire d’un conte au départ plutôt sommaire un véritable road trip déjanté sur l’amour, la vie, le féminisme, la liberté, l’homophobie et la peur des autres. [...]

Plus que le détournement de l’histoire, c’est la forme explosive qui nous a séduits. Quelques cris de corbeaux convoquent un château abandonné. Un brumisateur évoque la pluie quand, une nuit d’orage, la princesse débarque au palais pour demander l’hospitalité.Tout est ainsi bricolé dans la plus profuse simplicité. Arrêts sur images, simulation de cavalcades, bruitages, accessoires improbables : pas une seconde de temps mort ne ralentit cette fable acrobatique dans l’âme.
Catherine Makereek, Le Soir.