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Conférence-spectacle

La Convivialité

mardi 23 janvier, 13h30

Durée : 1h20
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre

Dossier d’accompagnement

Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation

4e secondaire et +

par le Théâtre National et le Théâtre de l’Ancre

de et avec Arnaud Hoedt et Jérôme Piron

mise en scène : Arnaud Pirault, Clément Thirion, Dominique Bréda

Quand un outil n’est plus au service de l’homme, mais que c’est l’homme qui est au service de l’outil, il a alors dépassé son seuil de convivialité.
Ivan Illich, philosophe.

Le spectacle

La convivialité ? Un spectacle jubilatoire sur l’orthographe que l’on doit à deux professeurs, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron. Et ça marche! Leur spectacle est programmé partout en France et en Belgique.

Est-ce leur approche pop et iconoclaste de l’invariabilité du participe passé des verbes qui utilisent l’auxiliaire avoir en fonction de la position du complément dans la phrase qui attire le public ? C’est délicieux les bizarreries de l’orthographe. On apprend que le seul son ”s” peut s’écrire de 12 manières différentes.

Stendhal disait que l’orthographe était la divinité des sots. Queneau ajoutait qu’elle était plus qu’une mauvaise habitude, une vanité.
Quel rapport entretenons-nous avec l’orthographe et la grammaire? Voilà de quoi débattre sur ce sujet si explosif de retour en classe !

La presse

Qu’on soit incollable en dictée ou dyslexique traumatisé, tout le monde a une expérience indélébile de l’orthographe. Qui n’a pas sué avec l’accord du participe passé ? Qui n’a jamais râlé sur une langue française qui double les consonnes comme ça lui chante ? Pourquoi écrit-on alléger et alourdir, résonner et résonance, siffler et persifler ?

Et si tout cela n’était qu’une incongruité, une série d’accidents, voire un outil de discrimination sociale ? C’est l’avis d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron dans La convivialité, conférence à la fois pointue et décalée sur notre rapport à l’orthographe. En une heure bien tassée, ils retracent l’histoire des subtilités (absurdités?) de la langue et questionnent l’entreprise de sacralisation qui étouffe tout débat.
Catherine Makereel, Le Soir.


Basé sur les études de linguistes, le spectacle remonte à l’origine de cette orthographe. On découvre que l’accord du participe passé est basé sur la plus grande facilité qu’avaient les moines copistes d’accorder avec un complément placé avant plutôt qu’après le verbe. Des erreurs de transcription ou des snobismes (”faire” plus latin ou grec) sont à la base de difficultés répétées pour des générations d’écoliers.

En fait, explique le duo, l’orthographe n’est pas au service de la langue, c’est plutôt le contraire : elle devient un marqueur social, un signe discriminant. Pourtant Rabelais, Montaigne, Molière écrivaient avec des fautes. L’orthographe était alors flexible.
Guy Duplat, La Libre Belgique.