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Écrire avec
Jean-Pierre Echterbille

mardi 28 janvier, 10h

Durée : 2h30
P.A.F. : 3€
Espace petit Théâtre
Dossier d’accompagnement
Public : à partir de la 5e secondaire

Biographie
Né à Etterbeek en 1948, Jean-Pierre Echterbille qualifie ses études de chaotiques. Il passe toujours ses vacances d'été chez sa grand-mère, à Virton. Il avoue d'ailleurs que les dix autres mois ne sont qu'attente. Virton est devenu pour lui un lieu fascinant dans lequel sa grand-mère joue un rôle important. Il découvre tôt la lecture, sans songer que l'écriture pourrait un jour devenir plus qu’un hobby. Il s'oriente d'abord vers le théâtre à travers diverses interprétations de vaudevilles. Il entre en écriture quasi par accident. Un projet de théâtre voit le jour en Luxembourg et le groupe qui le gère cherche un auteur. Il relève le défi et compose un roman-récit, On reviendra, que Jacques Herbet adapte pour la scène. Le plaisir de l'écriture qu'il découvre le conduit à récidiver. La guerre de 14 amène l'auteur à écrire Le faux pas. Il se documente sur le sujet, les lieux, les hommes, les armes, les difficultés... On ne s'étonnera pas que les deux ouvrages aient pour cadre partiel la Gaume, Virton en particulier.

Cette saison, nous vous proposons de partir à la découverte de l’univers de Jean-Pierre Echterbille par le biais d'un atelier d'écriture. Pour lui permettre d'emmener les jeunes en écriture avec la plus grande liberté, nous lui avons laissé carte blanche quant au thème et à la formule souhaités. Voici de quoi éveiller votre curiosité :

Je suis un écrivant ou un écrivain doté d'une imperfection :
je vis dans le passé.
Je m'explique :

En l'an 1851, je m'expatrie, pas seul et pour des raisons économiques, en Amérique.
Dès 1914, la Grande Guerre, je m'engage dans un régiment qui vient se batre en Gaume.
Lors de la même guerre, en 1918, je suis défiguré et une vie de «gueule cassée» deviendra mon lot jusqu'à la fin de mes jours.
Mai 1940, j'accompagne des familles qui quittent tout et partent vers la France, ce sera l'exode.
C'est en 1492 que ma vie de maître queux me conduira de Bouillon à la cour de France.
Entre les deux guerres, je suis le fils d'un père « irréprochable ».
Et en 1960, je traîne mon poids trop lourd d'école en école et de vacances en vacances.
Ah j'oubliais, j'ai vécu à Bastogne sous les bombes de l'offensive en 1944 aux côté d'une infirmière et des GI de la 101e Airborne.

C'est ce personnage caméléonien (tiens, je parle de moi à la 3e personne?) qui va vous prier de vous fendre d'un petit mot à une personne connue qui vous est particulièrement antipathique, ou pire, qui vous laisse indifférent. Mais attention, avec style et élégance. Cela pourrait commencer par : «Je vous adresse cette jolie carte pour vous signifier...» Il se peut que cette célébrité ne vous réponde pas, mais qui sait ?
JPE

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