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Correspondances

Ah ! le joli mois de juin qui nous fait déjà rêver aux vacances. La saison à peine terminée avec Machiavel, nous embarquons sans délai pour une nouvelle destination. Les étapes définitives de ce voyage seront révélées le vendredi 14 septembre à 19h.

Comment va-t-elle dialoguer avec la précédente, cette nouvelle saison ? Nous pensons à ces moments forts comme Blockbuster qui phase un discours économique critique avec des séquences cultissimes du cinéma américain. Autre otni (objet théâtral non identifié) de la saison passée : La convivialité ! Faire d’un propos sur les bizarreries orthographiques de la langue française un spectacle passionnant et intelligent, qui s’exporte partout en francophonie, mérite qu’on s’incline devant le talent de deux agrégés improvisés en comédiens. Un opus 2 est en préparation pour notre plus grand plaisir tant la langue française est riche en absurdités. Ces spectacles, par leur originalité et leur attractivité, signalent la qualité des créateurs belges. Partager ces moments est un peu la raison pour laquelle nous faisons ce métier.

Nous aimons ce mot de correspondance qui renvoie à l’intimité de la conversation épistolaire en passe de se perdre devant la position dominante des réseaux sociaux. C’est presque devenu une posture suspecte de le revendiquer. Et, pourtant, nous voulons maintenir une forme de correspondance avec le public, de contact direct, physique, hors de tout effet marketing. La singularité de cette relation est pareille à celle qui se joue dans un théâtre où des hommes s’adressent directement à d’autres hommes, où la parole vraie, sans effets spéciaux, sans trucage, sans manipulation circule.

A quoi correspondra la saison prochaine ? Nous vous parlerons de tous les spectacles découvertes le 14 septembre. Mais quelques belles surprises vous attendent et pour lesquelles point n’est besoin de longues explications. Benjamin Biolay, Christophe, Nolwenn Leroy, les Australiens de Circa, le Ballet-Théâtre Atlantique du Canada avec Carmen, les Québécois de Cas Public avec Cendrillon... Du théâtre, de l’humour et des spectacles ”A voir en famille” pour tous les âges !

Au plaisir de vous retrouver à la rentrée.

Fernand Houdart Directeur



Ressacs

Durée
1h
Age
à partir de 14 ans (et quelques notions d’anglais)

Tarifs
entrée : 15 €
abonnement : 1 crédit

par la Compagnie Gare centrale
de et avec Agnès Limbos et Grégory Houben
regard extérieur et collaboration à l’écriture : Françoise Bloch scénographie : Agnès Limbos
musique originale : Gregory Houben




Reste des places pour le mardi 17 janvier, 20h30. Mercredi 18 et jeudi 19 janvier, COMPLET

Théâtre d’objets en ”Franglais”

A l’origine : un couple perdu en pleine mer sur un petit rafiot. Ils ont tout perdu : la maison, ”a beautiful house in a residential area”, la voiture à crédit, le ”french garden with so marvelous roses”: la banque a tout repris. Seul Jésus peut encore, pensent-ils, leur venir en aide et leur rendre leur ”colour TV”. Ils font appel à lui dans un déchirant Gospel de fortune et finissent par échouer par hasard sur un morceau de terre. Vierge ? N’y a-t-il pas là quelque chose à faire, à prendre, à construire ?

On retrouve dans ce spectacle le couple de mariés - celui qui trône au sommet du gâteau -, qui parle un anglais basique et glisse quelques mots de français lors des disputes. Victime de la crise des subprimes, il a tout perdu: sa voiture à crédit, sa maison à la Hopper, son gazon vert, son génial réfrigérateur. ”Darling” a même dû revendre sa chemise.

Les époux croient être arrivés sur une île déserte, comme le suggère le petit bateau qui vogue sur d’imaginaires flots. Là, ils vont tenter de se reconstruire, exploiter des indigènes pour travailler à la palmeraie et recréer le système de capitalisme dont ils ont été victimes. Le tout raconté avec humour, férocité et même cynisme, Agnès Limbos et son complice Gregory Houben étant sans cesse acteurs et spectateurs d’un spectacle dont la toile de fond n’est autre que la crise, financière et autre, du couple. Laurence Bertels, La Libre Belgique.

Ressacs, le trailer from Cie Gare Centrale / Agnès Limbo on Vimeo.

A voir prochainement