La saison se termine quand les beaux jours pointent timidement leurs rayons de printemps. Restent dans nos cœurs et nos mémoires les moments qui nous ont marqués et que l’on retrouve parfois dans ces pages.

Déjà, il nous faut repartir tous conquérir de nouveaux territoires et inventer de nouvelles frontières. C’est le défi auquel nous nous soumettons chaque année, avec plaisir. Notre bonheur est votre réponse et votre participation.

A peine ouvrons-nous les inscriptions aux ateliers et aux stages qu’ils se remplissent. Nous n’arrivons pas à soutenir la demande en matinées scolaires. Nos soirées sont un espace où circule un vent de liberté, d’humour, d’audace, d’émotion et d’intelligence pour tous.

Nous peaufinons la saison à venir ! En voici quelques extraits.

Le cirque : c’est le retour des 7 doigts de la main, cette compagnie complice que nous accueillons régulièrement depuis 2003. Reversible, leur dernier spectacle, créé à Montréal en novembre 2016, renouvelle le langage du cirque, sublimé par sa rencontre avec la musique, la danse et le théâtre. Du Québec, également, le duo acrobatico-comique des Foutoukours, à découvrir en famille !

Le théâtre : un ovni réjouissant, Blockbuster, un mélange en continu de plans de films américains à des fins parodiques où la voix des acteurs est remplacée par celles des comédiens sur scène qui assurent le doublage, les bruitages et la musique. Du grand art au service d’une performance où l’humour se conçoit comme un instrument de contestation ! Impressionnant !

L’humour : des retrouvailles avec Olivier de Benoist, Caroline Vigneaux, Véronique Gallo e.a.

Pour les nostalgiques d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, il y aura un spectacle de Michel Drucker qui raconte avec des extraits vidéo les anecdotes les plus drôles, les plus surprenantes, les plus détonantes de sa longue carrière. On se rappelle cette émission où il présente Serge Gainsbourg à Whitney Houston.

Si vous faites partie des fidèles de Marc Ysaye et de Mister Cover - A Rock’n’Roll Hits Story a été présenté cinq fois à guichets fermés ces deux dernières saisons -, vous ne manquerez pas, avec les mêmes protagonistes, Beatles vs Rolling Stones.

La suite du programme, le vendredi 15 septembre à 19h. Le rendez-vous festif de la rentrée à ne pas manquer.

Fernand Houdart
Directeur



Dom Juan


Tarifs
entrée : 15 €
abonnement : 1 crédit

de Molière
par le Théâtre de la Chute en coproduction avec le Théâtre Varia
mise en scène : Benoît Verhaert
avec Samuel Seynave, Benoît Verhaert, Audrey D’Hulstère et Jean-Michel Distexhe




Benoît Verhaert est un des comédiens les plus talentueux de sa génération. Nous soutenons régulièrement les différents projets qu’il élabore comme Claque, seul en scène vertigineux en hommage au théâtre, La Chute et l’Etranger de Camus ou encore On ne badine pas avec l’amour de Musset. Tous ces projets portent à chaque fois un regard neuf sur l’œuvre.

Le Dom Juan qu’il nous propose recentre le propos sur le thème principal à l’œuvre dans la pièce : le libertinage de Dom Juan. Le libertin dont il s’agit ici n’est pas le consommateur immoral ou amoral de plaisirs charnels. Benoît Verhaert débusque derrière l’apparence le vrai propos de Molière qui dénonce le dogme établi. Derrière les frasques amoureuses, Dom Juan est un jeune homme iconoclaste, affranchi de religion et de métaphysique en général. Sa soif de conquête est une soif d’apprendre. Les psychanalystes nous ont expliqué que c’est en s’interrogeant sur D’Hulstère et Jean-Michel Distexhe la première énigme qui se pose à lui, la question de la sexualité de ses parents, que le petit enfant s’ouvre les portes de la connaissance.

Benoît Verhaert, par la structure même de sa mise en scène, met l’accent sur le duo Dom Juan – Sganarelle. Il voit en Sganarelle moins un clown un peu simple, dépassé par les événements face aux pulsions délirantes de son maître qu’un personnage servile, peureux, soumis, lâche, ignorant et cupide (”Mes gages, mes gages !”).

Dans cette opposition, il n’est pas question de prendre parti pour Dom Juan mais bien de présenter symboliquement à travers ce duo une seule et même personne qui serait en proie à un conflit intérieur, le combat de l’homme ordinaire entre le soumis résigné et le rebelle exalté qui cohabitent en lui, entre l’esclave et le tyran, entre le collabo et le terroriste...

A voir prochainement