Le voyage de Monsieur Pérrichon

"La distribution croque avec gourmandise cette partition parodique, se prêtant joyeusement aux parenthèses chantées et dansées, entre les rebondissements en cascade". Le Soir.

MARDI 29 NOVEMBRE, 13H

Durée : 1h50
P.A.F. : 10€
Espace Théâtre (500 places)
Dossier d’accompagnement

Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation (à confirmer)

4e secondaire et +

d’Eugène Labiche
par l’Atelier Théâtre Jean Vilar
mise en scène : Cécile Van Snick
adaptation et chansons :
Pierre Forrester
avec Nicolas Janssens,

Julia Le Faou, Quentin Minon, Nicolas Ossowski,
Bernard Sens, Stéphane Stubbé,

Julien Vargas, Laurence Warin

Le vaudeville selon Labiche

Monsieur Perrichon, carrossier très aisé, a tout de l’honnête bourgeois : la suffisance, l’ingénuité et une morale quelque peu soumise aux circonstances... Lorsqu’il part en voyage avec sa femme et sa fille Henriette, il n’imagine pas que les deux prétendants officiels de cette dernière donneront à ce séjour à la montagne une tournure rocambolesque. Qui de Daniel ou d’Armand saura s’attirer les faveurs de la fille et surtout du père ?

De rebondissements en quiproquos, Labiche dresse un portrait drôle, cruel et étrangement contemporain de la fatuité. Cette pièce est remarquable notamment pour la très fine caractérisation de la bourgeoisie que pratique Labiche, créateur des vaudevilles les plus célèbres à la fin du XIXe siècle. Cet animal (le bourgeois) offre des ressources sans nombre à qui sait les voir, il est inépuisable, disait Labiche.

La presse

Il y a un petit plaisir régressif à s’octroyer un Labiche exécuté dans les règles de l’art, collant aux codes du genre à la virgule près. Cécile Van Snick n’a pas cherché à dépoussiérer la pièce, à l’actualiser ou à la bousculer d’une quelconque manière. Au contraire, elle rehausse son charme désuet, et laisse naturellement opérer l’allant d’un verbe indémodable. Et ça marche ! Même si ce théâtre nous renvoie deux siècles en arrière, le jeu des comédiens est d’une ardeur bien verte, d’une fougue contagieuse. [...]

Emmenée par un Stéphane Stubbé succulent de pédanterie bouffonne en Perrichon ventripotent, la distribution croque avec gourmandise cette partition parodique, se prêtant joyeusement aux parenthèses chantées et dansées, entre les rebondissements en cascade. Catherine Makereel, Le Soir.