Going Home

MARDI 7 FÉVRIER, 10H (option) ET 13H30

Durée : 1h10
P.A.F. : 5€
Espace Théâtre (250 places)
Dossier d’accompagnement

Rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation (à confirmer)

Dans le cadre du mois "Migrations, vivons la rencontre" : d’autres activités didactiques et participatives seront proposées

4e secondaire et +

par le Théâtre National, le KVS et le Théâtre de Liège
écriture et mise en scène : Vincent Hennebicq
avec Vincent Cahay, Dorcy Rugamba et François Sauveur

Le spectacle

L’histoire commence à Berlin dans un parc sous la neige. Un homme noir égaré, 5000€ à ses pieds. Le braquage a foiré, la police est venue l’arrêter.Tout le monde le regarde. Il se demande ce qu’il fait là. En quelques mots, le décor est planté : l’histoire de "Michalak l’Ethiopien" s’offre à nous. Celle d’un jeune homme adopté par une famille autrichienne, embarqué dans une histoire chaotique de Salzbourg à Addis Abeba. Il a fui ce pays qui n’est pas le sien et rêve d’argent facile, de femmes et de soleil. Mais il va se heurter de plein fouet au système avec un grand "S": l’administration, la police, la justice...

Going Home nous raconte son combat solitaire, sa quête intérieure, son grand voyage "à l’envers". C’est un spectacle à hauteur d’homme que le metteur en scène Vincent Hennebicq a choisi de porter en mêlant paroles et musiques, propos personnels et mises en abîme autour de sujets résolument d’actualité (les droits individuels, l’équité face à la justice, l’exil, l’occident comme eldorado...).

Porté par les compositions originales de Vincent Cahay (piano et batterie) et François Sauveur (violon et guitare) et illustré par le travail vidéo d’Olivier Boonjing réalisé en Ethiopie, Going Home nous plonge, sons et images à l’appui, dans l’existence de Michalak.

La presse

Comme son titre le prédit, Going Home raconte l’exil, mais un exil qui sort des sentiers déjà battus mille fois sur les planches. Cet exil-là prend l’Afrique à rebours, avec l’histoire d’un homme, noir, prêt à tout pour quitter l’Europe et faire sa vie en Ethiopie, là où il se sent véritablement chez lui. [...]

Mise en scène avec fièvre par Vincent Hennebicq, Going Home défile en une heure de diamant brut. Inflammable, la performance de Dorcy est le premier combustible d’un récit à la fois noir et lumineux, dur et touchant. Les pulsations de son jeu sont encore attisées par la musique live (et les compositions originales) de Vincent Cahay et François Sauveur. A la batterie ou au violon, ils embrasent le combat de Michalak contre la fatalité, ils exaltent les images vidéo d’une Ethiopie belle, lyrique, fière, loin du misérabilisme dont la parent habituellement les jumelles occidentales. La mise en scène, elle aussi, crée des tableaux visuels parlants, comme ce jeu sur les lumières qui propulsent deux policiers blancs racistes en de tranchantes silhouettes noires, ou ce rideau de fils blancs, dispositif simplissime qui convoque aussi bien la prison que la frontière entre le Nord et le Sud. Magnétique, la pièce vous scelle au destin de cet homme cabossé mais toujours debout, qui croit en l'Afrique comme à un Eldorado. Catherine Makereel, Le Soir.