Théâtre

L'Ogrelet

Cie La Berlue

dès 8 ans
3ème à 6ème primaire

JANVIER 2017
mercredi 25, 10h
jeudi 26, 14h
vendredi 27, 10h

espace théâtre
2 comédiens
jauge : 180
durée 60’

Dossier d'accompagnement ICI


auteure : Suzanne Lebeau / mise en scène : Paul Decleire / avec François Gillerot et Violette Léonard / scénographie et costumes : Thibault Vancraenenbroeck / accessoires, marionnette et masque : Charlotte Marembert / création éclairage et régie : Benoît Lavalard / musiques originales : David Callas / environnement sonore : Quentin Jacques / construction : Guy Carbonnelle et Thibault Vancraenenbroeck / assistanat et voix de la maîtresse : Lara Hubinont / effets spéciaux : Fred Postiau


L’Ogrelet vit seul avec sa maman au fond des bois, isolé du monde. Il a six ans. Cet enfant est grand, vraiment très grand pour son âge. C’est le jour de la rentrée scolaire et l’enfant est impatient de découvrir le monde. À l’école, il prend rapidement conscience qu’il est différent des autres enfants. Il porte en lui un lourd héritage que sa mère lui apprend enfin. Il est fils d’ogre.

A travers ce « classique » de suzanne Lebeau, nous explorons les pulsions de bien et de mal, l’amour protecteur et le libre arbitre, l’espace entre la réussite et l’échec... Un conte moderne tout en contrastes et en nuances, d’une richesse thématique inépuisable.

 

PRESSE
Un début, une fin, trois épreuves initiatiques qui sont autant de combats intérieurs, un récit tendu de part en part, une interprétation sans faille, une scénographie aussi épurée qu’efficace et un décor sonore enveloppant... Que d’enthousiasme pour L’Ogrelet présenté par la Berlue aux Rencontres théâtre pour enfants et adolescents qui se déroulent cette semaine à huy. A mi-parcours du marathon hutois, un vrai coup de cœur pour la manière dont cette jeune compagnie s’est emparée d’un des grands textes du répertoire jeune public. La Québécoise suzanne Lebeau y brasse avec finesse plusieurs thématiques propres à l’enfance et à la société : la découverte de la différence, l’héritage lourd à porter, la volonté que l’on porte à ses actes ou l’espace ténu entre la réussite et l’échec. On ne peut qu’être touché par l’inquiétude de cette mère- une Violette Léonard sensible et bien ancrée - pour son Ogrelet nourri à la soupe de légumes. Aujourd’hui, c’est son premier jour d’école. sa mère lui donne les recommandations d’usage. Comme se méfier de la couleur rouge... La tension est palpable lors de cette confrontation au monde. L’enfant, François Gillerot, comédien fraîchement sorti de l’Insas qui incarne avec puissance et nuances ce personnage évolutif, apprendra, ou pas, à réprimer ses pulsions. Une vraie histoire, comme on en a vu peu à huy jusqu’ici, qui s’achève sur un clin d’œil d’une ambiguïté glaçante et que les comédiens, mis en scène par Paul Decleire, portent haut et loin. Des trois versions que nous avons vues de L’Ogrelet, celle de La Berlue est la plus aboutie, alliant avec talent tradition, dans le récit, et modernité, dans la mise en scène. A croquer, sans hésiter.
Laurence BERTELS - La Libre Belgique