Photographies en séries

La Maison de la Culture d’Arlon propose tous les mois une série photographique en visite libre dans son hall d’accueil pendant les heures d'ouverture de la MCA.
L’idée est de présenter et de promouvoir le travail d’un ou plusieurs photographes sur un thème ou un sujet qui leur appartient.


Vagabondages urbains

Benjamin Struelens

du vendredi 16 septembre au dimanche 9 octobre

En grand arpenteur du globe, Benjamin Struelens convie le public à le suivre dans les méandres de villes mythiques : New York, Istanbul, Saigon, Venise, La Havane... Loin de l’influence de tout guide touristique, c’est en vagabond que son œil de photographe a capté une certaine essence de dix destinations emblématiques. Une errance poétique et purement visuelle, quand sont repoussées les contraintes du ”devoir voir” pour oser ”se laisser surprendre”. C’est la spontanéité de la découverte urbaine hors de toute quête prédéfinie que Benjamin Struelens dévoile dans cette exposition qui réunit un concentré de dix années de bourlingue.


Dans le cadre du festival Alimenterre

Regards sur l’agriculture

du vendredi 14 octobre au dimanche 20 novembre

Olivier Bertaud

Originaire de Poitiers, Olivier Bertaud a grandi en milieu rural au rythme des saisons et bercé par le bruit des tracteurs. Passionné par l’agriculture, il a suivi des études dans le but d’en faire son métier. Diplômé en 2002, il a travaillé comme ouvrier agricole puis a créé quelques années plus tard une entreprise de réalisation de miniatures agricoles de collection. Fin 2010, il s’expatrie à Gembloux, environnement agricole de choix. Son hobby, la photographie, devient un vecteur de rencontre avec les agriculteurs, de découverte de nouvelles cultures. Et depuis, il n’a cessé de réaliser des reportages photographiques centrés sur l’agriculture afin de figer les pratiques actuelles dans le temps ainsi que la beauté du métier qui lui tient tant à cœur. Le monde agricole est immortalisé sous toutes ses facettes : machines, animaux sauvages ou d’élevage, agriculteurs, paysages divers, etc. Bertaud essaie de capturer l’essence du métier et l’ambiance du moment.

Je ne cherche pas à porter de jugement via mes photographies, je capture les tendances dans les pratiques courantes tout en tenant compte des innovations faites par certains agriculteurs. Les rencontres avec ces agriculteurs avant ou après les séances photos me permettent d’échanger sur le métier. Par la sélection des photos qui constituent les 3 mini-séries, j’ai cherché à retranscrire diverses facettes du métier, un métier souvent solitaire, avec des pics d’activité imposant de travailler la nuit, qui a toutefois l’avantage d’être souvent exercé dans un cadre agréable et changeant au fil des mois.

Violette Capelle

A l'heure actuelle, le nombre d’agriculteurs en Province de Luxembourg est en recul. On observe que les fermes tendent doucement à disparaître. Le but de ce projet photographique ? Redynamiser l’image de l’agriculture, de ses activités et afficher la Gaume et la Province de Luxembourg de la meilleure manière, innovante et moderne par le biais de la photo. C’est aussi et avant tout un travail humain et relationnel entre une jeune photographe et des agriculteurs et producteurs locaux.

Après avoir réalisé en 2013 une série de photos sur les baraques à vaches de Gaume et d’Ardenne, Violette Capelle a décidé d’aller à la rencontre d’agriculteurs de Gaume.


Under...Ground

Michaël Massart

du vendredi 25 novembre au vendredi 23 décembre

Autodidacte et touche-à-tout, Michaël Massart se concentre sur ses deux domaines de prédilection: les portraits et les photos de paysages (notamment en pose longue).

Transmettre une émotion, surprendre, construire et mettre en scène l’image de façon originale font partie de ce qu’il recherche à travers ses travaux.

Il favorise la réflexion et la préparation pour arriver à l’effet photographique désiré. Il apprécie la période de gestation d’une idée photographique durant laquelle il envisage différentes possibilités d’arriver à l’effet visuel escompté sans passer par un montage photographique. Sans parler du plaisir de faire ”souffrir” ses modèles pour de vrai.

Être enterré vivant... Qui n’y a jamais pensé ? Qui n’est pas effrayé par cette idée ? Cette crainte est presque viscérale chez l’Homme. Pourtant ne sommes-nous pas déjà tous enterrés vivants d’une façon ou d’une autre ? Enterrés sous les diktats et le conformisme à outrance de notre société, sous la peur de l’autre et de l’inconnu, sous les obligations morales, contractuelles, sociétales...

Par le graphisme, le jeu des couleurs, des postures et des matières (dont j’ai réellement recouvert les modèles pour plus de véracité), je vous invite à réfléchir à tout ce qui pèse sur vos épaules, tout ce qui vous empêche de respirer, pour mieux vous en débarrasser et vivre pleinement chaque instant comme si c’était le dernier...

 

 

Islande sauvage

Philippe Moës

du vendredi 13 janvier au dimanche 5 février

Philippe Moës est photographe naturaliste belge, autodidacte, diplômé en agronomie et pédagogie. Né à Lubumbashi (RDC) en 1972, il y a vécu jusqu’à l’âge de 15 ans, prenant goût aux grands espaces sauvages et aux voyages.

Auteur de neuf ouvrages consacrés au patrimoine naturel d’Europe occidentale, il réalise à la fois les textes et les images de ses livres. Philippe a obtenu le premier prix dans de nombreux concours photographiques internationaux, dans des catégories aussi diverses que celles des oiseaux, mammifères, paysages, plantes, insectes, public et grand prix. Ses clichés ont été primés aux USA, en Russie, en Allemagne, en Italie, en Finlande, aux Pays-Bas, en Belgique, en France...

Chaque année, il dispense des stages d’initiation à la photographie naturaliste en faveur de son asbl Nat’éveil. Pour la diffusion de ses images, Philippe collabore avec les agences ”Bios” et ”Natur’images”.

Fasciné par les lumières éphémères et les espaces peu antropisés, il nous présente ici quelques images réalisées dans un des pays qui l’a le plus marqué : l’Islande.


Romanistan, la tentation d'exister

Alain Boucheret

du vendredi 10 février au dimanche 5 mars

Témoigner, donner à voir, de préférence en noir et blanc, avec du temps pour aller au-delà des apparences. Se faire accepter pour respecter ce qu’ils représentent.

Je m’inscris clairement dans une tradition de la photographie documentaire, de l’essai et de l’engagement. Je tente de décrypter les situations de ces univers complexes souvent difficiles à approcher ou, trop souvent, dissimulés par des clichés et des stéréotypes.

Romanistan est un sujet que j'ai réalisé entre 2000 et 2009 pendant mes congés. Je suis allé à la rencontre de ces personnes qui ne vivent pas comme nous, ceux que l'on appelait autrefois "bohémiens".

Ce travail photographique, c'est huit années à bourlinguer à travers des pays comme l'Ukraine, la Roumanie, la Hongrie... Un travail d'immersion dans la vie de la minorité la plus discriminée d'Europe.


Renaissance

Angelo Di Tommasco

du vendredi 10 mars au dimanche 9 avril

Angelo fait appel à son origine italienne dans cette série, puisque c’est à Florence que le premier essor des arts eut lieu dans un retour aux sources antiques, aux thèmes mythologiques et allégoriques où le nu trouve une place importante.

Sans vouloir imiter les Raphaël, Michel-Ange, Titien ou Giotto, il a su créer une ”re naissance” à travers ses personnages qui, tout en étant d’aujourd’hui, sont traités à la ”manière de...”.

Angelo nous montre ici ses qualités de photographe, par sa maîtrise, de l’éclairage de studio, de la création de décors et du travail auprès des modèles. De tout cela, il nous offre une série très homogène, que ce soit dans le style utilisé, dans la gamme des couleurs et dans l’ambiance générale.
Du grand Art.

Daniel Vauthier (M.FIAP)